Le minimum à savoir
Le jeu d’argent est interdit aux moins de 18 ans au Maroc. Un pari n’est pas une source de revenus : sur la durée, la marge de l’opérateur joue contre le parieur, quelle que soit la compétence.
Signaux d’alerte
Quelques signes doivent faire arrêter immédiatement :
- miser de l’argent prévu pour autre chose — loyer, factures, courses ;
- rejouer pour récupérer une perte, le même jour ou le lendemain ;
- mentir à ses proches sur les sommes engagées ou le temps passé ;
- emprunter pour parier, quelle que soit la somme ;
- ne plus réussir à s’arrêter à l’heure ou au montant décidés à l’avance.
Outils de limitation
La plupart des opérateurs proposent des limites de dépôt, des limites de durée de session et l’auto-exclusion, parfois sur simple demande au service client. Chez l’opérateur licencié marocain, l’auto-exclusion est proposée pour 15, 30, 60 ou 90 jours, ou de façon permanente.
Fixez la limite quand tout va bien, pas après une perte : c’est le moment où la décision est la plus facile à tenir.
Où trouver de l’aide au Maroc
La MDJS publie un annuaire de centres d’addictologie répartis dans quinze villes du Royaume — Tanger, Tétouan, Agadir, Marrakech, Casablanca, Meknès, Fès, Rabat, Salé, Nador, Oujda, Benslimane, Larache, Kénitra et Safi — ainsi qu’un test d’auto-évaluation en neuf questions. Les structures citées sont des hôpitaux publics, notamment le CHU Ibn Sina (hôpital Arrazi) à Salé, le CHU Ibn Rochd à Casablanca et le CHU Hassan II à Fès.
Si la situation est urgente, parlez-en à un médecin généraliste : c’est le chemin le plus court vers une consultation spécialisée.